Lundi 04 Mars 2024 - Sensations Yvelines

EXPOSITION – BEAUTÉ ORGANIQUE - Jusqu'au 17 mars 2024 - Galerie À l’Écu de France Viroflay

EXPOSITION – BEAUTÉ ORGANIQUE, du samedi 03 février 2024 au dimanche 17 mars 2024. Douze artistes contemporains explorent les voies de l’art organique à la Galerie À l’Écu de France à VIROFLAY. Vernissage jeudi 08 février à 19h, en musique avec Aurélie Barbé à la harpe électronique. 

Le corps humain cache des trésors que les artistes explorent avec une curiosité insatiable. Au-delà de notre enveloppe corporelle, les réseaux sanguins résonnent avec les nervures des feuilles, les cellules deviennent des œuvres abstraites, chaque organe porte un message universel.

L’adjectif organique qualifie ce qui a trait aux organes au sens strict, ou plus généralement à la constitution du vivant ou à des fonctions essentielles. La beauté organique inspire des créations variées, d’une finesse incroyable, qui mettent en lumière la fragilité, la complexité, les notions d’écosystème et d’interaction. Au cœur du vivant, les artistes de cette exposition nous livrent leur regard sur le monde extérieur et ses répercutions à l’intérieur… Un va et vient poétique entre l’intime et le révélé.

Représentation classique ou idéalisée de la figure humaine sous l’antiquité grecque et romaine, avec la mise en valeur du corps athlétique. Moins connues que son Homme de Vitruve, les dissections anatomiques réalisées par Léonard de Vinci sous la Renaissance italienne suivent avec précision les faisceaux musculaires des dépouilles dépecées…

Plus près de nous, de nombreux artistes ont mis en peinture les corps déformés, découpés ou retravaillés. Entre autres, Francis Bacon, Egon Schiele, Chaïm Soutine, ou Frida Kahlo qui ont transformé leurs douleurs physiques, psychologiques ou émotionnelles en œuvre d’art. Autant d’hommes et de femmes, apparemment éloignés des critères traditionnels de l’art, qui ont créé des œuvres mondialement reconnues, en explorant le cœur du vivant de manière expressive et déconstruite.

Comme toujours, l’équipe de l’Écu de France s’est fait fort de proposer à son public, une nouvelle réflexion sur l’art. La Galerie démarre l’année dans les starting-blocks avec douze artistes qui ont fait des organes vitaux du corps humain et de son squelette matière à tisser, modeler, peindre ou graver, mais pas que…

          

Selon Camille-Frédérique Blind, historienne de l’art, « la terre n’a jamais été aussi organique que dans les terres cuites de Delphine Bonnet, qui incarnent notre condition humaine. » Les cœurs ex-voto où s’entremêlent artères et veines en céramique blanche et or de Juli About parlent quant à eux de la vulnérabilité du corps et de la fragilité de la vie.

De la même manière, c’est l’organique qui soutient la recherche plastique dans les volumes créés à base de textiles et d’os par Dominique Moreau, comme autant de morceaux d’existence. Juliette Frescaline travaille quant à elle le fil de fer, qu’elle soude et assemble avec délicatesse pour recouvrir d’une nouvelle peau indestructible ses formes animales ou végétales.

Inspiré par l’art aborigène, Éric Blin propose sur ses toiles « un rêve cellulaire où l’infiniment petit et l’intemporel ne cessent de se conjuguer et de se réinventer. » C’est l’attrait pour les œuvres frissonnantes qui a porté Charlotte Massip à utiliser sa pointe de graveuse comme un scalpel chirurgical pour créer sur le papier des organismes anthropomorphes.

Les dessins et les aquarelles d’Émilie Chaix, puisent eux-aussi chez l’humain et l’animal pour raconter autrement un univers organique et poétique qui interroge le mystère de nos origines. Les représentations polymorphes et mouvantes se divisent, là encore, à un rythme cellulaire facétieux dans les dessins et les encres de Marie Lavault.

            

Dans les histoires d’anatomie délivrées par Marcoleptique – Marc Guérin, les regards ahuris des personnages peints et collés sur la planche semblent découvrir leur nudité organique et l’inquiétante beauté de leurs entrailles. À l’instar d’une chirurgienne textile, Audrey Cavalloni, pratique les techniques de nouage et de couture avec la même concentration pour réaliser ses sculptures en tissu, convulsives et sanguinolentes.

Les œuvres en papier aussi suggestives qu’aériennes d’Agnès Frégé nous entraînent, quant à elles, dans un voyage entre l’intime, l’animal, le minéral et le végétal pour explorer et questionner le monde du vivant.

C’est aussi autour du papier, qu’Isa Papasian considère comme le matériau de résilience par excellence, que l’artiste réalise ses découpes et ses écorchés comme autant de sculptures corporelles et diaphanes. Venez interagir avec ces créations aux formes abstraites ou, au contraire, très figuratives qui évoquent la vie, sa fragilité, et toutes ces parties du corps vivant qui respirent au rythme d’un cœur battant.

BEAUTÉ ORGANIQUE
Du 03 février au 17 mars 2024
ENTRÉE LIBRE

Galerie À l’Écu de France
1 rue Robert Cahen - 78220 VIROFLAY